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L’ ES Colombienne à la Une

Actu du 7 mai 2008

Voici l’article qui vient de Paraître sur le site de la ligue au sujet de L’ES Colombienne partenaire de Gestion Du Net

La Colombienne la joue citoyenne

La Colombienne mérite d’être connue. Pour ses performances en DHR (à la lutte pour la montée en DSR), en Coupe de France (tombeur du Racing au 6e tour, seulement éliminé après prolongation par Rouen au 7e) et en Coupe ParuVendu Paris IdF (petit Poucet demi-finaliste contre Poissy)… Mais aussi, et surtout, pour les actions citoyennes mises en place pour ses jeunes : suivi scolaire, tri sélectif, “Bus attitudes”…

Comme l’expliquent René Silo et Salem Belgourch (notre photo), respectivement président et éducateur (13 ans) du club. “17 ethnies représentées ! “La Colombienne, c’est 17 ethnies représentées : Afrique Noire, Maghreb, Outre-Mer…”, indique le Guadeloupéen René Silo. “Mais c’est aussi, depuis ces dernières saisons 70 % de “Gaulois” ou Français pure souche chez les 6-12 ans. C’est un retour qui me fait plaisir, car il prouve aussi que, même si tout n’est pas toujours rose, il n’y a pas de problème de racisme chez nous. Notre leitmotiv, c’est le bon comportement de nos joueurs sur le terrain et en-dehors. Et notre slogan, c’est : “Le maillot, mouille le ou quitte le !”

La Colombienne œuvre depuis longtemps dans l’esprit de ce qui est promu par la Fondation du Football créée il y a peu. Notamment en mettant l’accent sur le respect, dans le club comme dans la vie de tous les jours, de façon permanente, mais aussi plus particulièrement lors de ses stages “Colombes en Foot” réservés au 13-16 ans, licenciés ou non… “Colombes Habitat Publique, qui gère 500 immeubles HLM où vivent ces jeunes a compris la nécessité de nos stages”, explique René Silo, Président de l’ESC. “C’est donc devenu un partenaire qui nous permet de payer les éducateurs, tous diplômés, qui les encadrent pendant les vacances scolaires. Ils sont mieux là plutôt que dans les cages d’escalier… Ils prennent deux douches par jour, ils ont des repas préparés par un diététicien. Et ça marche bien puisqu’ils étaient encore 120 lors de la première semaine de Pâques. L’an dernier, nous avons même accueillis 200 jeunes américains de “l’Association People to people”. Quand ils voyagent, ils sont les ambassadeurs de leur pays. Les échanges ont été très appréciés et très enrichissants.”

Enrichissantes aussi les interventions organisées lors de ces stages. Celles, par exemple, des agents de la RATP. “Nous avons souhaité poursuivre ce qui avait été mis en place avec l’opération “Bus attitudes”, poursuit le Guadeloupéen également membre de la Commission de l’Outre-Mer à la FFF. “Nous faisons intervenir des agents qui ont été joueurs, donc le discours passe mieux concernant le respect des conducteurs de bus, le fait de dire bonjour, prendre un ticket, laisser sa place aux personnes âgées…

Nous sommes aussi très vigilants sur leur tenue vestimentaire et leur langage. C’est important pour leur avenir. J’ai travaillé au service recrutement de la RATP, donc je sais comment ça se passe.”

De la même manière, des animateurs des services techniques de la ville sont venus les sensibiliser au tri sélectif. “Et le résultat a été immédiatement visible avec des poubelles débordantes près de la tribune”, se réjouit René Silo. En plus, les enfants peuvent éduquer leurs parents. Nous formons le joueur et l’homme. Et ceux qui sont passés chez nous sont plus fort mentalement.” A l’image de Mickaël Ciani (Lorient), Olivier Thomert (Rennes), Steeve Elana (Caen), Nassim Akrour (Grenoble), ou encore Zoumana Camara (PSG) et Brahim Hemdani (Glasgow Rangers), qui ont débuté sous la bonne étoile de Colombes. “Si ça fonctionne aussi bien”, précise le président, “c’est parce que nous avons une très bonne équipe de bénévoles motivés, dans la lignée d’Henri Patin, Gérard Lucas et Guy Paris, dirigeants emblématiques qui ont marqué l’histoire du club.” Mais aussi, bien sûr, grâce à des éducateurs de qualité. Comme Salem Belgourch (21 ans, en 4e année à Sciences-Po, conseiller municipal, Initiateur 2…), qui encadre les 13 ans. “C’est une catégorie essentielle où l’on peut agir aussi bien au niveau des acquis techniques que sur le comportement sur et hors du terrain”, souligne-t-il. “Nous ne nous limitons pas seulement à l’aspect sportif, même si nous ne le négligeons pas, nous transmettons aussi des valeurs citoyennes. Le club est une école de la vie. Et même si notre population n’est pas toujours facile, ça marche bien.”

Comme en témoigne la réussite de l’idée originale, apportée dans son projet pédagogique, qui consistait à emmener en voyage à Barcelone (du 8 au 13 mai) les jeunes ayant eu la moyenne dans quatre matières importantes (français, maths, histoire-géo et anglais). “Nous avons voulu récompenser ceux qui avaient plus de 10, mais aussi ceux qui avaient fourni des efforts pour s’en approcher”, explique Salem. “C’est un moyen de les motiver, et d’assurer un suivi scolaire en relation permanente avec leurs enseignants et leur chef d’établissement, mais aussi avec leurs parents, qui sont informés et qui nous soutiennent dans cette exigence avec leurs enfants, puisque nous les aidons à leur apporter la meilleure éducation possible.” A l’arrivée, un seul de ses jeunes n’a pas atteint l’objectif lui permettant de profiter de la visite sportive (stade du Camp Nou) et culturelle (cathédrale Sagrada Familia) de Barcelone. Ainsi donc, à l’instar du Barça et pour des raisons peut-être pas si éloignées, l’Etoile Sportive de Colombes est “plus qu’un club”.


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